CHRONIQUES DU 07 octobre 2015

Yanis, Déesse de la Mort


Yanis, D?esse de la Mort - Cycle d'Arkem - tome 1Nature : Roman
Genre : Fantasy
Parution : 01 septembre 2012
Plus d'info. sur l'ouvrage ICI


● Mon avis :
Comment ne pas succomber à une couverture telle que celle-ci ? Même sans lire le résumé, nous sommes conquis et mourrons d'envie d'acheter ce roman. Et lorsqu'en plus, nous nous penchons sur le synopsis, Yanis, Déesse de la mort se retrouve bien vite dans notre panier (achetez chez les petits éditeurs directement cela les aide bien plus que par le biais de plateformes multinationales).
Découvrir ensuite que cette saga a déjà fait l'objet d'une première publication à la fin des années 90 ne nous fait qu'être bien plus reconnaissant encore de la voir rééditer aux Editions du Riez, car sans cela nous passerions à côté d'un très bon moment de lecture, d'un petit bijou que ça soit par sa couverture ou par le contenu.

Un démon de Rhynantes et une Princesse des Elfes s'aiment et de cette amour interdit naît un bébé en payant un lourd tribut de douleur et de mort. De deux races qui sont diamétralement opposées et que rien ne peut rapprocher, elle se retrouve l'héritière. Son père la confie à une prêtresse, la faisant passer pour la réincarnation d'une déesse, celle de la mort, Yanis. Les rencontres qu'elle fera avec un oiseau noir bavard ou un magicien mettront à mal ses croyances et lui révèleront une partie de son identité, de son fardeau.

Au fil du Livre Premier, Valérie Simon se jouera de nos émotions, nous faisant vivre l'amour qui unira Rosendael et Laocoon, une princesse Elfe et un prince Démon, deux races ennemis. Cet amour nous conduira à la peine et la joie mêlées?
Puis, dans le Livre Deuxième, nous découvrirons Yanis, de sa plus tendre enfance à l'âge où elle devient femme. Nous verrons combien le culte et le rôle qui est le sien lui pèseront sur les épaules. Les contraintes, l'horreur qui en découlent finiront avec les années passant à l'amener à se rebeller contre la prêtresse qui l'a élevé. Derrière l'apparence et la froideur de la déesse se cache une jeune femme dont l'innocence ne s'est pas totalement évanouie, ignorant bien des aspects de la vie telle qu'elle est hors de son temple.

La rencontre d'un oiseau noir bavard apportera son lot de questions qu'elle refoulera, mais celle de ce magicien troublant chamboulera sa vie bien plus qu'elle ne l'aurait souhaité. Les révélations, la magie dont elle se découvrira détentrice, cette pierre qu'elle possède depuis sa naissance diffusant une étrange chaleur, quel lien les unit ? Un nom : Arkem.

Ce premier tome m'a dans certains aspects, notamment la jeunesse du personnage principal, un destin tout tracé lié à une prophétie, fait quelque peu penser à La Belgariade de David Eddings, une saga qui m'a autant marqué que Le Seigneur des Anneaux. J'espère donc beaucoup de choses pour la suite d'Arkem, que l'auteur m'emportera aussi loin que l'a fait David Eddings.

Valérie Simon dispose pour ce faire d'une plume bien taillée dont elle se sert avec habilité, dessinant dans notre esprit les paysages qu'elle décrit. Un style fluide qui rythme notre lecture, nous refusant toute pause pour mieux nous immerger dans son récit, car même lorsque l'action n'est pas au rendez-vous, elle conserve toute notre attention, distillant les informations, le passé, les légendes qui peuplent son univers.

Lorsqu'arrive le dénouement de ce premier tome, nous retenons notre souffle, souffrant puis exultant avec l'héroïne. La dernière page et le point final nous emplissent de frustration de ne pouvoir poursuivre notre évasion avec Yanis. Il ne nous reste que ce sentiment d'abattement de refermer ce premier tome et une impatience grandissante de nous plonger dans le suivant.

En conclusion, à vous, amis des elfes, des démons, des dieux, amateurs de magie, lecteurs de Tolkien, Eddings et de fantasy de manière plus générale, je ne peux que vous conseiller de vous empresser à rejoindre l'univers d'Arkem et découvrir la plume de Valérie Simon. L'évasion en ces lieux est à prescrire pour lutter contre la monotonie ambiante.