CHRONIQUES DU 30 novembre 2017

Le Cavalier qui traînait un cercueil


Le Cavalier qui tra?nait un cercueil - Dimension WesternNature : Nouvelle
Genre : Fantastique/Surnaturel
Parution : 01 novembre 2017
Plus d'info. sur l'ouvrage ICI


Excellente surprise que cette anthologie ! J'ai beau chercher, je ne trouve rien à redire (excepté deux-trois répétitions malheureuses, une confusion plus amusante que réellement gênante ("tronquer" en lieu et place de "trinquer") et un problème d'impression sur une des nouvelles amenant la juxtaposition de certains caractères (qui ne gâche pas la lecture pour autant)). Bref, vous l'aurez compris, je dis ça surtout pour chipoter. Car pour le reste... 13 textes aux univers différents mais complémentaires. Une revisite de ce bon vieux western avec les clichés de circonstances (ceux qu'on n'aurait pas accepté de ne pas retrouver) et des traitements originaux, sans pour autant qu'il y ait répétition d'une histoire à l'autre (saluons ici le travail du directeur d'antho). Le saloon, bien évidemment. Le shérif, forcément. Les outlaws, en masse. Les troupeaux, parce qu'il en faut bien un. Les indiens, car que serait-on sans eux ?

Le grand Ouest sauvage quoi.

Chaque auteur a su se l'approprier et en tirer la substantifique moelle. Avec quelques mentions spéciales tout de même (mais là, ce n'est qu'un avis personnel et comme tout avis personnel, il est totalement subjectif). La nouvelle d'ouverture tout d'abord. Classique dans son fond comme dans sa forme mais tenue de bout en bout de bien belle manière ("Carolina drama" de Loriane Béhin). Lilian Peschet et sa poignée de papelards qui a failli déraper sur la fin (et c’eût été dommage) mais a su se rattraper in-extremis (et ses clins d’œil amusants à quelques amis communs devenus personnages de fiction pour l'occasion). Philippe Deniel, toujours d'une remarquable efficacité. Bruno Pochesci dont les cactus se dégustent avec grand (et rafraîchissant) plaisir. Valérie Simon, dont je ne connaissais pas encore la plume et me suis promis d'aller "y voir de plus près". Le gang Steelwood, Eris et Billot qui ont bien su mener leur histoire. Et les autres, évidemment, que je ne cite pas mais dont j'ai apprécié la verve, l'imagination, le sens et la manière.

Une bien belle antho, donc, cohérente et vraiment agréable à lire, sans la moindre fausse note (ce qui est rare en la matière (et bien évidemment, je m'exclue du lot quand je dis ça puisque je figure aussi au générique mais que je ne vais pas jusqu'à m'autocritiquer)).

À recommander que l'on soit un aficionados du six coups ou un pied-tendre en la matière.