Vous même :
Parlez-nous un peu de vous, votre bio de manière succincte (Nom, pays, ....)
Bonjour ! Je m'appelle Valérie SIMON, j'écris de la littérature de genre imaginaire : fantasy, fantastique, science fiction, romance, aventures... et je suis française, née à Strasbourg. J'ai fait des études en Arts Plastiques et en communication audio-visuelles. J'ai vécu un peu partout en France et aussi 6 ans à Bruxelles. J'ai un mari, deux fils, un chien, un cochon d'Inde, une tortue et 4 poissons. Et des plantes partout, dont certaines, âgées de 22 à 14 ans, me suivent dans tous mes déménagements. Je vis à Lyon depuis 2008.

Comment vous est venue l'idée d'être écrivaine / écrivain ?
Je n'ai jamais eu l'idée d'être écrivain. Je crois avoir toujours écrit. C'est quelque chose qui fait partie de moi, de ma vie, de mes loisirs, de mes besoins. Je me souviens avoir inventé mes premières histoires vers 10/12 ans. Bien plus tard, une personne dans mon entourage professionnel m'a "forcée" à envoyer un de mes manuscrits à un éditeur. C'est comme cela que le cycle de Fantasy Arkem la pierre des ténèbres a trouvé son premier éditeur : Fleuve Noir. Un peu par hasard, finalement.

Est-ce que cette activité dans votre vie a changé le comportement dans votre entourage ? (Par exemple une meilleure appréciation de votre personne, ou de la jalousie)
Je crois que toutes nos activités, lorsqu'elles sont "hors norme", modifient toujours le comportement de notre entourage. Ecrire (et surtout être publiée) est dans l'imaginaire des gens une espèce de fantasme qui ne correspond pas du tout à la réalité. Du coup, cela amène des tas de réactions, certaines drôles, certaines pitoyables. Je crois avoir vu ou entendu toutes les possibilités allant des félicitations sincères à la jalousie la plus acide, de l'admiration presque gênante à la mesquinerie. Il y a aussi l'indifférence. Et puis l'étonnement. Qui vient la plupart du temps de l'incompréhension. Je suis une espèce de chose bizarre, d'autant plus bizarre que j'écris des choses bizarres. Je crois qu'on me regarderait de la même façon si j'étais un poulpe géant.

Et votre propre comportement a évolué, changé ?
Je suppose que oui. J'ai cessé de raconter certaines choses à certaines personnes. La sérénité vient avec le temps. Et puis, ce n'est pas important : écrire est tellement... fort.

Une mauvaise expérience dans ce domaine ?
Non.
Hormis d'avoir vécu le suicide de mon ordinateur avec à l'intérieur deux romans et trois histoires jeunesse. Je n'avais aucune sauvegarde, pas même une sortie papier. Depuis, je suis parano. Je sauvegarde tout le temps. J'ai trois clefs USB et un disque dur externe. Deux ordinateurs. Et j'imprime assez rapidement.

Quelles sont vos projets à termes (Court, moyen et long terme) ?
Actuellement, un recueil de nouvelles est en cours de parution aux Editions Bragelonne. Chaque nouvelle est disponible en numérique dans la collection Brage. Le recueil sera proposé en POD (impression à la demande). J'ai vu le travail des graphistes sur la couverture. Elle sera magnifique.
Je me concentre aussi sur la prochaine parution de mon nouveau cycle de Fantasy : La reine des esprits, prévu en deux tomes. Le premier tome, Coup d'Etat, sortira fin mai aux Editions du Riez, avec une illustration de couverture du talentueux Yayashin Art. Ce roman, actuellement en pré-commande sur le site de l'éditeur, sera proposé en avant-première au festival Les Imaginales d'Epinal.
Un autre texte, La renaissance d'Aya, paraîtra dans une anthologie de Fantasy médiéval destinée aux plus de 13 ans, aux Editions La Cabane à Mots. Cette anthologie sera présentée au festival Trolls et Légendes début avril, à Mons, en Belgique et aura pour titre Antho-Noire pour Nuits de Légende.
Enfin, une novella paraîtra dans un recueil de trois textes aux Editions Rebelle. Ce texte, Séismes, parlera de la ville de Bucarest et, bien entendu d'un vampire.
D'autres projets sont en cours, plus ou moins avancés (nouvelles, novellas, romans), mais il est encore trop tôt pour en parler.

Est-ce que vous voudriez faire une carrière de cette activité ?
Si faire carrière veut dire écrire et continuer à écrire, oui, évidemment, je n'ai rien d'autre à l'esprit !

Au sujet de l'écriture proprement dite :
Que signifie être auteur pour vous ?
Etre auteur veut dire créer. J'ai envie de créer des histoires. Tout le temps.

Dans quelles circonstances vient l'inspiration ?
Ecrire est un plaisir et un travail. Je suis très disciplinée, j'écris au minimum dès 8h le matin, mais bien souvent nettement plus tôt, vers 4, 5h du matin. C'est le moment que je préfère. La maison est à moi. Je suis seule dans l'aube qui se lève. Cependant, l'inspiration est également insaisissable et magique : une idée qui surgit soudainement, des phrases qui s'enchainent à un moment saugrenu : la nuit, dans le bus, en marchant... Après, tout ce que je vois, tout ce que j'entends alimente mon imaginaire: un reportage à la télé, un livre, un fait divers, un mot...

Un lieu de prédilection pour écrire ?
Je peux écrire n'importe où. Mais... je me suis tout de même aménagé une place privilégiée : devant la baie vitrée qui ouvre sur la terrasse, parce que j'ai besoin de laisser filer mon regard dehors, parce qu'il me faut les saisons, et la pluie, et le soleil, et les oiseaux, et les fleurs... J'ai besoin d'une fenêtre ouverte sur le monde.

Lisez-vous vous-même ou évitez-vous de lire afin de ne pas vous inspirer d'autres auteurs ?
Personnellement, je crois qu'un écrivain se nourrit de livres. Je suis venue à l'écriture parce que je lisais. Sans livres, sans histoires à parcourir, il me manquerait sans doute quelque chose de fondamental. D'ailleurs, quand j'estime de mon histoire tourne en rond, j'ai deux méthodes pour débloquer la situation : d'abord je vais marcher un peu. Après, je prends un de mes livres préférés et je lis quelques pages au hasard. Le but n'est pas de m'en inspirer, mais de retrouver le goût des mots. Lire me donne envie d'écrire. De toute façon, je lis tous les jours, j'ai toujours un ou deux livres en cours. Si je ne devais pas lire pendant que j'écris, je ne lirais jamais, car j'écris tout le temps !

A t'on besoin, pour le début de l’histoire de faits réels même si c'est une fiction ?
Toute fiction est alimentée de réalité. Si ce n'était pas le cas, comment parviendrions-nous à nous y intéresser ? C'est d'ailleurs ce qui est amusant, créer de l'inconnu à partir de ce que nous connaissons.

Que vous apporte l’écriture ?
Beaucoup de choses ! En premier du plaisir. Mais aussi des tas de sentiments, des tas de sensations, des joies profondes, de l'énervement, de la fierté, de l'évasion, toute une palette de sentiments extrêmement forts. Ecrire rend vivant. Ecrire permet de réfléchir, d'analyser, de comprendre, d'apprendre. Ecrire permet aussi de faire des rencontres extraordinaires, remplis d'émotions terribles.

Parmis vos écrits, le texte que vous préférez
Le dernier.

Aimeriez-vous que vos livres soient adaptés au cinéma ou à la télévision ?
Evidemment ! D'autant plus que j'ai fait des études d'audio-visuels et de cinéma, ce qui prouve que mon intérêt et mon amour pour cet art ne date pas d'hier. Je serai vraiment très curieuse de voir ce qu'un réalisateur arriverait à produire comme images à partir d'un univers que j'aurai créé ! Et aussi très fière, car, soyons honnête, il y a une forme de reconnaissance de l'écrit qui apparaît aussi via l'adaptation cinématographique. Par contre, la réalité laisse peu de chance à cette possibilité : j'écris de l'imaginaire, or la production cinématographique française ne travaille pas particulièrement à partir d'écrits de fantasy ou de science-fiction ! Les producteurs français sont persuadés qu'ils ne peuvent pas faire d'argent à partir d'une histoire de Fantasy ou de Science fiction. C'est assez paradoxal quand on sait que les 7 plus grands succès au box-office mondial, hors Titanic, sont tous des films de ce genre. Evidemment, ces films coûtent cher, car ils supposent des décors, des costumes, des effets spéciaux.

Si vous deviez dire un mot ('dire un mot' est une expression belge, c'est dire quelque chose, pas un seul mot) de vous à un public, ce serait ?
Mettez un peu de Fantasy dans votre vie ! Et merci. Merci d'exister, de lire, d'être curieux, merci de venir à ma rencontre, de partager vos réactions. Un texte, une fois que l'auteur a fini de l'écrire, est toujours mort jusqu'à ce que quelqu'un vienne lui redonner vie en le lisant. J'aime cette immortalité et j'en remercie profondément tous mes lecteurs.

Selon vous, une question devrait être ajoutée ?
Peut-être parler des salons et des festivals qui permettent justement aux lecteurs de venir à la rencontre des écrivains ?
Du coup, je fais la réponse : je serai à Trolls et Légendes le 4 et 5 avril 2015 (Mons, Belgique), à Grésimaginaire (près de Grenoble) le 11 et 12 avril 2015, au musée Gallo-romain de Lyon le 26 avril 2015, au festival Majolire (Bourgoin Jallieu) le 13 et le 16 mai 2015 et aux Imaginales à Epinal le 30 et 31 mai 2015.
Mais toutes ces infos sont disponibles sur Facebook ou sur mon site http://book.valerie.simon.free.fr/
Vraiment merci pour ce temps de parole !

Note de Terraburg : Vous avez un annuaire pour votre site, un agenda public pour les événements et une section annonces pour les mêmes événements

Merci d'avoir répondu à notre interview